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Le sous-champ de l’objet primitif. Eléments introductifs à une sociologie du musée du Quai Branly

Clément Beaufort
n°37-38 (2009) Production culturelle et ordre symbolique
pp. 81-92

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Résumé de l’article

A Paris, le 20 juin 2006, est inauguré en fanfare le musée du Quai Branly. Il concrétise un projet initié une dizaine d’années plus tôt et marqué, tout au long de sa genèse, de questions, de débats, voire de vives critiques. L’article se propose de revenir sur ces débats, d’en saisir les enjeux afin d’analyser les différents espaces sociaux concernés par la construction de cette nouvelle institution culturelle. L’article porte ainsi sur les débats ayant eu lieu en France à l’occasion de la construction du musée du Quai Branly entre les représentants de différents groupes d’agents : entre des professions scientifiques (les ethnologues et anthropologues), certaines professions du champ artistique telles que les conservateurs de musée, mais également entre des agents sociaux « mixtes » de la sphère « privée » et « publique » (collectionneurs, marchands d’art et politiques) cumulant des propriétés spécifiques et des capitaux efficients dans cet espace. Il s’agit ainsi de tracer les contours d’une sociologie du musée du Quai Branly axé sur le processus de reconnaissance des qualités esthétiques des « objets primitifs ».