La généalogie, une pratique culturelle
Sandra Fontanaud
n°37-38 (2009) Production culturelle et ordre symbolique
pp. 93-105
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Résumé de l’article
Le statut particulier de la généalogie au sein des pratiques culturelles et sociales est problématique depuis les années 1990. A mi-chemin entre l’histoire universitaire et le loisir traditionnel, la généalogie cherche sa place.
La recherche d’ancêtre n’est pas un fait nouveau dans l’histoire de France ; on retrouve la généalogie à toutes les époques de cette dernière. Après avoir permis à une classe dominante de justifier et conforter sa place dans la société pendant des siècles, la généalogie est devenue un loisir plébiscité par la classe moyenne, un passe-temps peu ordinaire à la portée de tous.
Certes, les historiens n’y voient qu’une pratique amateur, sans méthode de recherche reconnue, sans diplôme la sanctionnant. Mais la généalogie n’est-elle que cela ? Qui sont ces amateurs qui durant des décennies fouillent les archives, amassent des données, les intègrent dans des documents écrits personnels, voire dans des ouvrages d’histoire locale qu’ils publient à compte d’auteur ?
